
Selon les données terrain du Chrome UX Report analysées par Search Engine Journal (mai 2026), 67 % des sites Astro obtiennent de bons Core Web Vitals, contre environ 49 % des sites WordPress. Sur ce site, une page Astro pèse 52 à 96 Ko (CSS inclus), sans base de données ni PHP exécuté à chaque visite, contre 1,5 à 3 Mo pour la même page sur l’ancien WordPress sous Avada.
Encore faut-il comprendre d’où vient cet écart, et ce qu’il ne dit pas : un WordPress bien tenu peut rester le meilleur choix pour beaucoup de projets. Ce comparatif s’appuie sur des données mesurées, pas des estimations génériques : le poids des pages Astro vient du build réel de digitalcorner.me, et le poids WordPress de l’ancien site qu’il a remplacé, avant la refonte documentée dans Refonte WordPress vers Astro : la méthode complète en 6 étapes.
Combien de sites Astro et WordPress passent les Core Web Vitals ?
Les Core Web Vitals sont les trois indicateurs de Google qui mesurent l’expérience réelle des visiteurs : vitesse d’affichage (LCP), réactivité (INP) et stabilité visuelle (CLS). Les données du Chrome UX Report (CrUX), collectées auprès de vrais utilisateurs de Chrome et croisées avec HTTP Archive, donnent la part des sites qui passent les trois seuils, par technologie (Search Engine Journal, mai 2026) :
| Technologie | Sites avec de bons Core Web Vitals |
|---|---|
| Duda | environ 85 % |
| Wix | environ 80 % |
| Shopify | environ 79 % |
| Astro | 67 % |
| Drupal | environ 64 % |
| Joomla | environ 58 % |
| WordPress | environ 49 % |
Deux lectures s’imposent. D’abord, un site WordPress sur deux ne passe pas les seuils de Google : la plateforme n’est pas lente par nature, mais la majorité des installations le sont, faute de maintenance et d’optimisation. Ensuite, les plateformes fermées (Duda, Wix, Shopify) obtiennent de bons scores parce que l’éditeur contrôle l’hébergement et le code, au prix d’une liberté bien plus réduite.
Le comparatif chiffré sur ce site
| Critère | Astro (ce site) | WordPress/Avada (ancien site) |
|---|---|---|
| Poids d’une page HTML | 52 à 96 Ko, CSS inclus (moyenne environ 63 Ko) | 1,5 à 3 Mo |
| Fichier CSS séparé à charger | Aucun (CSS intégré dans chaque page) | Généralement plusieurs (thème, page builder, plugins) |
| Fichier JavaScript séparé | Aucun (les rares scripts sont intégrés, quelques lignes) | Plusieurs (thème, page builder, plugins actifs) |
| Base de données interrogée à chaque visite | Non : le site est pré-généré au build | Oui : requêtes MySQL à chaque chargement |
| Code exécuté côté serveur à chaque requête | Aucun (HTML statique servi tel quel) | PHP (cœur WordPress, thème, plugins) |
| Requêtes HTTP par page | Quelques fichiers (polices, logos, images) | 20 et plus, généralement |
Pourquoi cet écart d’architecture change-t-il les Core Web Vitals ?
LCP (Largest Contentful Paint). Une page Astro est un fichier HTML déjà généré, envoyé tel quel : pas de requête en base de données ni de rendu PHP avant de répondre. Une page WordPress doit exécuter le thème, les plugins et interroger MySQL avant de produire le HTML, ce qui allonge le temps de réponse du serveur (TTFB) avant même le début de l’affichage.
CLS (Cumulative Layout Shift). Moins de scripts tiers (page builders, plugins de suivi, widgets) signifie moins de décalages de mise en page pendant le chargement.
INP (Interaction to Next Paint). Avec peu ou pas de JavaScript exécuté au chargement, le navigateur reste disponible pour répondre immédiatement aux clics, au lieu de traiter le code d’un page builder et de plusieurs plugins.
Au-delà de la performance : coût, sécurité, autonomie
La vitesse n’est qu’un critère. Voici ceux que tout projet doit peser avant de choisir.
| Critère | Astro | WordPress |
|---|---|---|
| Autonomie éditoriale | Contenu en fichiers Markdown et Git : confortable pour un profil technique, sinon il faut un CMS headless | Interface d’administration connue, publication sans développeur |
| Écosystème | Intégrations et composants, mais pas d’équivalent aux plugins clé en main | Près de 60 000 plugins gratuits sur WordPress.org pour presque tous les besoins |
| Hébergement | Fichiers statiques : n’importe quel hébergeur, souvent gratuit ou quasi gratuit | Hébergement PHP et MySQL, dimensionné selon le trafic |
| Sécurité | Pas de base de données ni d’administration en ligne à attaquer | Cible n°1 des bots, nécessite mises à jour et durcissement |
| Maintenance | Mises à jour rares, surtout lors des évolutions du site | Mises à jour du cœur, du thème et des plugins en continu |
| Coût de création | Plus élevé si le site est développé sur-mesure | Plus bas avec un thème et une configuration standard |
Ce que ce comparatif ne dit pas
Un poids de page faible ne garantit pas à lui seul de bons Core Web Vitals : des images mal optimisées, une police mal chargée ou trop d’animations dégradent les scores sur n’importe quelle architecture, Astro compris. Les 33 % de sites Astro qui ne passent pas les seuils le rappellent. La légèreté est un avantage de départ, pas un résultat automatique.
Ce comparatif ne signifie pas non plus qu’Astro est la bonne réponse pour tous les sites. Un espace membre complexe, une boutique WooCommerce riche en logique métier ou une équipe qui publie chaque jour sans passer par Git gardent tout intérêt à rester sur un WordPress bien optimisé.
Mon avis : quand choisir Astro, quand rester sur WordPress ?
Je recommande Astro pour un site vitrine ou un blog dont le contenu évolue ponctuellement, où la vitesse et la sécurité sont des enjeux business, et où le client accepte de passer par son prestataire ou par un CMS headless pour publier. C’est le choix que j’ai fait pour ce site.
Je recommande de rester sur WordPress quand le client publie lui-même souvent, quand le projet repose sur des plugins métier (réservation, e-commerce, espace membre) ou quand le budget de départ est serré. Dans ce cas, le vrai levier n’est pas la migration mais l’optimisation : hébergement adapté, thème léger, plugins limités, cache serveur. Un WordPress bien tenu rejoint la moitié des sites qui passent les seuils de Google.
Questions fréquentes
Astro est-il toujours plus rapide que WordPress ?
Structurellement, une page Astro statique part avec un avantage : ni base de données ni PHP à exécuter à chaque visite. Selon les données CrUX de mai 2026, 67 % des sites Astro passent les Core Web Vitals contre environ 49 % des sites WordPress. Mais un WordPress bien optimisé peut obtenir de bons scores, et un site Astro mal construit peut sous-performer.
Quel est le vrai gain en Core Web Vitals, en chiffres ?
À l’échelle du web, la part de sites qui passent les trois seuils de Google est de 67 % pour Astro contre environ 49 % pour WordPress (Chrome UX Report, mai 2026). Sur ce site, le poids d’une page est passé de 1,5 à 3 Mo sous WordPress à 52 à 96 Ko sous Astro.
WordPress peut-il atteindre un poids de page comparable à Astro ?
Rarement au même niveau, car une page WordPress charge toujours le cœur WordPress, la base de données et le thème actif. Un WordPress minimaliste (thème léger, peu de plugins, cache agressif) peut néanmoins passer les seuils des Core Web Vitals.
Faut-il migrer son site WordPress vers Astro pour améliorer ses Core Web Vitals ?
Pas systématiquement. Si le problème vient de la configuration de WordPress plutôt que de son architecture, l’optimiser sur place est souvent plus rapide et moins coûteux. Un audit gratuit permet de trancher selon votre situation.
Vous voulez évaluer votre propre situation ?
Je peux auditer gratuitement votre site et vous dire si une refonte vers Astro a du sens, ou si un WordPress bien optimisé reste le bon choix pour votre projet.
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Sources
Article rédigé par Florian Verrine, développeur WordPress freelance et consultant digital depuis 20 ans. Digitalcorner accompagne les TPE, PME et e-commerçants sur la création, la sécurité et le référencement de leurs sites, avec plus de 250 sites accompagnés en France.
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